Au cours de mes rencontres,
j’ai eu souvent à dealer avec toutes sortes de réalité.
Celle qui me touche plus particulièrement est d’échanger
avec quelqu'un à la fin de sa vie.
Certains sont en bataille avec une maladie dégénérative D’autres ont perdus
leur bataille. Des centaines et des centaines de fois j’ai du nuancer mon discours.

Qui suis-je pour dire à quelqu'un qu’il va mourir ?

Cependant à travers cette réalité comment ne pas grandir.
J’avais envie de partager avec vous la leçon que j’en ai retiré.
La plus pathétique de ces histoires fut sans aucun doute cette jeune mère de famille.
Deux enfants, une carrière prolifique, un bon mari comme elle disait.
Il émanait de cette femme une sérénité déconcertante Un cancer
rongeait son corps mais pas son âme.
Que pouvais je dire, faire? Rien. L’écouter, se raconter, était la seule chose
que je pouvais faire. Elle était venue pour me raconter ses regrets.
Chose qu’elle n’aurait jamais fait avec ses amis, familles, son entourage …

Récemment, alors que je faisais le ménage de mes notes personnelles.
J’ai retrouvé un document. Son visage et l’essence de
notre conversation y était inscrit En voici le résumé.
Un résumé de regrets mais ou l’espoir comme une source, jaillit;

Si c’était à refaire

Je parlerais moins et j’écouterais davantage;

J’inviterais les gens que j’aime à venir manger chez moi,
même si mon tapis est taché, et mon divan , défraîchi ;

Je prendrais le temps d’écouter mes grands parents évoquer leurs jeunesses;

J’appellerais plus souvent mes parents;

Je ferais brûler mes chandelles au lieu de les laisser par parures;

Je passerais moins de temps devant la télé à regarder vivre des personnages et
je participerais plus activement à la vie qui m’entoure;

Je n’esquiverais plus les gestes d’amour spontanés de mes enfants en leur disant:
Plus tard! Lavez vous les mains, venez manger;

Je dirais plus souvent : Je t’aime et je suis désolée;

Mais surtout, si c’était à refaire, je vivrais chaque minute comme si c’était
la dernière, en sachant qu’il ne dépend que de moi que cette minute soit une
parcelle d’infini ou un grain de poussière …